L’INDICE D’ACCESSIBILITÉ FINANCIÈRE 2019 DE BDO CANADA

Face aux défis liés à l’accessibilité financière et à l’endettement, les Canadiens font du surplace

 

L’accessibilité financière est un sujet d’actualité. L’augmentation du coût de la vie, la stagnation des revenus et l’explosion de l’endettement des ménages font que de nombreux Canadiens vivent dans la précarité financière, incapables de se préparer pour l’avenir.

L’Indice d’accessibilité financière de BDO Canada montre que plus de la moitié (53 %) des Canadiens continuent de vivre d’une paie à l’autre. Si la dette demeure accablante pour 25 %, plus d’un quart (27 %) n’ont toujours pas assez d’argent pour répondre à leurs besoins et moins de la moitié (42 %) en ont suffisamment pour satisfaire leurs désirs.

En ce qui concerne la retraite, l’inquiétude monte. Cette année, les Canadiens se sentent moins préparés pour leurs vieux jours. Sept Canadiens sur dix (69 %) croient que même s’ils épargnent, ils n’auront toujours pas assez d’argent pour la durée de la retraite – une hausse de 5 % par rapport à 2018.

« Les problèmes d’accessibilité financière et les difficultés liées à l’endettement continuent de faire pression sur les Canadiens. Notre Indice d’accessibilité financière révèle qu’au fil du temps, ces effets s’accumulent et finissent par avoir un impact sur les objectifs financiers. »

Doug Jones, président de BDO Canada Limitée

LA HAUSSE DES DETTES DE CARTE DE CRÉDIT

Même si le taux d’endettement des ménages continue de battre des records, l’Indice trouve que les Canadiens donnent la priorité au remboursement des dettes. Plus de quatre sur dix (43 %) remboursent petit à petit leurs dettes.

Malheureusement, les Canadiens avouent que le remboursement des dettes est l’un des plus gros défis financiers à relever. Trois sur dix affirment qu’ils ont retardé le remboursement de leur carte de crédit parce qu’ils n’en avaient pas les moyens.

Les dettes de carte de crédit, source d’inquiétude en 2018, affecte encore plus de familles canadiennes en 2019. Près de six sur dix (57%) ont des dettes de carte de crédit, contre 53 % en 2018.

« Beaucoup de gens vivent sous le fardeau des dettes de carte de crédit. Les sociétés financières vont très facilement augmenter votre limite de crédit et vous inciter à garder un solde pour encourir des intérêts. Or, ne payer que le paiement minimum est un signe de stress financier. Le meilleur plan d’action est de demander des conseils en matière d’endettement le plus tôt possible. »

Doug Jones, président de BDO Canada Limitée

Comparativement aux résultats de l’Indice d’accessibilité financière de 2018, plus de Canadiens ont contracté des dettes de toutes sortes :

  • 45 % ont une hypothèque (hausse de 5 %)
  • 40 % ont un prêt auto (hausse de 8 %)
  • 32 % ont une marge de crédit (hausse de 2 %)
  • 18 % ont une marge de crédit hypothécaire (hausse de 6 %)
  • 15 % ont des dettes d’études (hausse de 5 %)

Quatre Canadiens sur dix ont des dettes non hypothécaires de plus de 20 000 $.

QUI SONT LES PLUS TOUCHÉS PAR LES PROBLÈMES D’ACCESSIBILITÉ FINANCIÈRE ?

D’après les résultats de l’Indice de 2019, il est évident que l’on n’est pas tous affecté par l’inaccessibilité financière de la même manière. Les femmes, les membres de la génération X (entre 35 et 54 ans), les familles et les personnes à faible revenu (revenu de moins de 50 000 $) sont parmi les plus vulnérables et leurs difficultés se sont alourdies cette année.

  • 28 % des femmes trouvent leurs dettes accablantes (contre 25 % en 2018)
  • 34 % des générations X ont du mal à nourrir leurs familles (contre 29 % en 2018)
  • 50 % des personnes à faible revenu peinent à payer les services publics (contre 46 % en 2018)

Relativement aux hommes, les femmes continuent d’avoir plus de mal à payer les dépenses nécessaires, comme la nourriture, le logement, le transport, les services publics et les vêtements. Au cours de la dernière année, ces difficultés ne se sont pas améliorées non plus.

En effet, un nombre croissant de femmes vivent d’une paie à l’autre (59 % contre 54 % en 2018) et avouent qu’elles n’ont pas d’économies en vue de la retraite (43 % contre 35 % en 2018).

À mesure que l’inaccessibilité financière sévit partout au pays, les groupes les plus vulnérables doivent lutter encore plus fort pour joindre les deux bouts.

« Le fait que les gens n’ont aucun contrôle sur le coût de la vie est au cœur du problème de l’accessibilité financière. La meilleure chose à faire est de vous concentrer sur les choses que vous pouvez améliorer. Réévaluer la manière dont vous gérer vos dettes et créer un budget auquel vous pouvez vous tenir. Un budget, c’est la première défense pour tous les Canadiens. »

Doug Jones, président de BDO Canada Limitée

ON S’INQUIÈTE DE PLUS EN PLUS POUR LA RETRAITE

Bien que l’épargne-retraite soit présente à l’esprit, les Canadiens sont de moins en moins préparés à prendre la retraite et c’est aussi vrai pour ceux qui s’en rapprochent. Plus de non-retraités (39 % contre 31 % en 2018) n’ont pas d’économies en vue de la retraite, y compris un tiers (32 %) des baby-boomers et aînés.

Parmi les non-retraités qui n’ont pas d’économies de retraite, les principales raisons données sont les suivantes :

  • Ils n’en ont pas les moyens (38 %)
  • Ils ont des dettes à rembourser avant de s’y mettre (17 %)
  • Ils épargnent pour d’autres choses (8 %)
  • Ils sont trop jeunes pour penser à la retraite (6 %)

Par ailleurs, ceux qui ne sont pas à la retraite sont devenus plus pessimistes au cours de la dernière année :

  • Huit sur dix (82 %) croient devoir travailler plus longtemps que leurs parents (hausse de 7 %)
  • Près de trois quarts (73 %) estiment que le coût de la vie les empêche d’épargner (hausse de 4 %)
  • Sept sur dix (69 %) croient que même s’ils épargnent, ils n’auront toujours pas assez d’argent pour la durée de la retraite (hausse de 5 %)
  • Près de sept sur dix (68 %) sont inquiets de ne pas avoir assez d’argent pour la durée de la retraite (hausse de 3 %)

Qui plus est, les perspectives de retraite pour les générations X (entre 35 et 54 ans) se détériorent.

Quatre sur dix (38 %) avouent qu’ils n’ont aucune économie en vue de la retraite (contre 33 % en 2018). Près de la moitié (47 %) affirment qu’ils n’ont pas les moyens d’épargner pour la retraite à cause de l’augmentation du coût de la vie, et 19 % disent qu’ils doivent commencer par rembourser leurs dettes avant de s’y mettre.

On peut supposer que le fardeau de l’endettement est est l’une des raisons des raisons pour lesquelles les générations X ont trop peu d’économies. Ce groupe continue d’être la génération la plus endettée du pays. Parmi les trois quarts (75 %) des générations X ayant des dettes, 59 % ont des dettes de cartes de crédit et plus de la moitié (55 %) ont une hypothèque (contre 38 % des millénariaux et des baby-boomers et aînés). Deux sur cinq (23 %) des générations X endettées ont des dettes non hypothécaires de plus de 20 000 $.

« De plus en plus de Canadiens dans la quarantaine et cinquantaine sont dans la précarité financière et beaucoup sont mal préparés pour la retraite et les imprévus de la vie. Cela peut occasionner une plus grande dépendance au crédit pour répondre aux frais de subsistance. »

Doug Jones, président de BDO Canada Limitée

QUELS SONT LES PRINCIPAUX DÉFIS FINANCIERS DES CANADIENS ?

Alors que la majorité des Canadiens parviennent à arrondir leurs fins de mois, ils sont néanmoins préoccupés par le coût du logement et par la difficulté de se préparer pour l’avenir. Ce sont là les deux plus gros défis financiers à relever.

Épargner pour l’achat d’une maison ou pour la retraite ou rembourser une hypothèque sont souvent les objectifs financiers les plus importants des Canadiens. Cependant, face à l’inflation des marchés immobiliers et à l’augmentation du coût de la vie, ces objectifs se muent en défis qui varient d’une génération à l’autre..

 

 

Dans chaque génération, les dettes jouent un rôle non négligeable, rendant les objectifs financiers plus difficiles à réaliser. L’endettement restreint les finances d’un ménage au point où certains objectifs financiers sont nécessairement privilégiés, alors que d’autres perdent au change.

« Lorsque les familles peinent à épargner pour une remise de fonds ou à payer le paiement d’hypothèque à chaque mois, toutes les finances du ménage sont affectées. Il y a souvent des compromis à faire entre les priorités à moyen et à long terme. Circonscrire la totale complexité de nos buts financiers est un travail stressant, surtout quand les personnes vieillissent et réalisent qu’elles ont pris du retard dans leurs économies de retraite et ont toujours des obligations liées à l’endettement. »

Doug Jones, président de BDO Canada Limitée

LES CANADIENS RÊVENT TOUJOURS D’ÊTRE PROPRIÉTAIRES

Posséder une maison constitue toujours une priorité pour la plupart des Canadiens. Plusieurs, surtout ceux avec des enfants, ont contracté des hypothèques afin de réaliser ce rêve, mais voient leur capacité à épargner pour l’avenir considérablement réduite.

Si les perspectives financières pour les Canadiens avec des enfants se sont dégradées au cours de la dernière année, le nombre de propriétaires, lui, a grimpé (70 % sont propriétaires contre 63 % en 2018).

Par rapport aux résultats de l’Indice d’accessibilité financière 2018, de plus en plus de familles retardent le remboursement de leur hypothèque (19 %, hausse de 6 %) ainsi que leurs cartes de crédit (39 %, hausse de 7 %). Et les dépenses en réparations et rénovations sont devenues une priorité pour un tiers (33 %) des ménages canadiens avec des enfants (hausse de 14 %).

Les problèmes liés à l’accessibilité financière empêchent beaucoup de Canadiens d’acheter leur première maison. Il est peu probable que la majorité des non-propriétaires (72 %) achètent une maison dans un avenir proche en raison notamment des dettes personnelles, de l’augmentation du coût de la vie et de l’inflation immobilière immobilière.

LES CANADIENS SONT OBLIGÉS DE REPORTER PLUSIEURS DÉPENSES ESSENTIELLES

Les Canadiens font de plus en plus de sacrifices ces dernières années, reportant besoins et désirs à cause des défis liés à l’accessibilité financière :

  • Les dépenses essentielles, comme la nourriture et les produits de santé (15 %)
  • Les services publics, électricité, téléphone, gaz, etc. (13 %)
  • Prendre sa retraite à l’âge auquel on s’attendait (17 %, hausse de 4 % depuis 2018)
  • Avoir des enfants (8 %)
  • Acheter une voiture (28 %, hausse de 5 % depuis 2018)
  • Prendre des vacances (51 %, hausse de 9 % depuis 2018)

Reporter des vacances ou l’achat d’une nouvelle voiture peut constituer des sacrifices nécessaires pour éviter l’accumulation de dettes. Or, quand il s’agit de dépenses essentielles, ces privations sont un signe de détresse financière. Il est très important de trouver de l’aide le plus rapidement possible. Des solutions à l’endettement peuvent aider les gens à retrouver un meilleur équilibre financier.

COMMENT LES CANADIENS ÉVALUENT-ILS LEUR NIVEAU DE PRÉPARATION FINANCIÈRE ?

La moitié des Canadiens évaluent leur niveau de préparation financière comme « mauvais » ou « très mauvais » pour les imprévus de la vie. La majorité (56 %) jugent leur niveau de préparation pour la retraite « mauvais » ou « très mauvais ».

Il est inquiétant d’apprendre que les Canadiens semblent moins préparés pour l’avenir. Et l’endettement est souvent un obstacle majeur à leur préparation financière, rendant plusieurs événements de la vie de plus en plus difficiles à réaliser.

Pour ceux qui ont des difficultés qui ont des difficultés à se préparer se préparer pour l’avenir, il y a de l’aide.

« Avec un plan solide pour les aider à gérer leurs dettes, élaboré à l’aide d’un professionnel, les Canadiens ont le pouvoir d’améliorer leur planification financière. Pour les personnes surendettées, un syndic autorisé en insolvabilité peut les aider à mieux comprendre leurs options et à préparer leur avenir financier. »

Doug Jones, président de BDO Canada Limitée

QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES À LONG TERME ?

Face aux défis d’accessibilité financière qui vont en croissant, plusieurs Canadiens se verront contraints de traîner leurs dettes jusqu’à leurs vieux jours.

“À l’origine du problème, ce sont les revenus qui font du surplace et qui ne répondent pas à l’augmentation du coût de la vie. Plusieurs ne gagnent pas assez d’argent pour réduire leur niveau d’endettement.

La sécurité à long terme et le bien-être financier sont de moins en moins réalisables. De lourdes dettes accablent les finances d’un ménage et les laissent financièrement vulnérables. Bien que les défis liés à l’accessibilité financière ne soient pas uniquement liés à l’endettement, les résultats de l’Indice d’accessibilité financière montrent que le surendettement est un fardeau significatif.

« Pour les Canadiens qui ont des dettes accablantes, on ne peut sous-estimer l’importance de prendre des mesures pour éviter que les obligations liées à l’endettement ne nuisent à leur future stabilité financière. »

Doug Jones, président de BDO Canada Limitée

 

BDO Canada Limitée compte au total 66 syndics autorisés en insolvabilité au pays pour aider les Canadiens à trouver la meilleure solution à leurs problèmes d’endettement. Les syndics sont autorisés par le gouvernement fédéral et sont les seuls qui peuvent déposer une proposition de consommateur ou déposer un dossier de faillite.

Trouvez un syndic près de chez vous.

À propos de l’Indice d’accessibilité financière de BDO Canada

En partenariat avec BDO Canada, Angus Reid Global a mené un sondage en ligne du 7 au 13 août 2019 parmi un échantillon représentatif aléatoire de 2047 Canadiens membre du forum Angus Reid. Utilisé à des fins de comparaison seulement, ce plan de sondage présenterait une marge d’erreur de +/- 2,2 points de pourcentage, 19 fois sur 20. Les incohérences dans les totaux sont dues aux chiffres qui ont été arrondis.

Syndics autorisés en insolvabilité depuis 1958