L’INDICE D’ACCESSIBILITÉ FINANCIÈRE 2018 DE BDO CANADA

Qu’est-ce qu’en disent BDO et le reste du Canada ?

 

Le Canada est l’un des pays les plus prospères du monde, mais trois Canadiens sur quatre vivent sous le fardeau de la dette.

Le premier indice d’accessibilité financière de BDO Canada Limitée révèle que près de trois Canadiens sur dix (31 %) n’ont pas assez d’argent pour satisfaire à leurs besoins. 52 % disent en avoir juste assez pour couvrir leurs frais de subsistance.

L’accessibilité financière est manifestement un problème.

« Ce manque d’accessibilité signifie qu’un nombre important de Canadiens dépendent de leurs cartes de crédit pour répondre à leurs besoins et que beaucoup se sentent perdus et dépassés par leurs dettes. »

Doug Jones, président de BDO Canada Limitée

Comment la dette affecte-t-elle les Canadiens?

La dette continue d’être un obstacle pour un grand nombre de Canadiens, nuisant à leurs capacités d’acheter ce dont ils ont besoin et à se préparer pour le futur. Il est inquiétant d’apprendre que les Canadiens ne sont pas prêts financièrement pour leurs futurs—et que la dette peut être la raison pour ce manque de préparation.

Plus de la moitié des Canadiens disent ne pas être suffisamment préparés aux événements importants de la vie. Pour ceux qui se disent « très endettés », plusieurs étapes importantes de la vie sont difficiles à gérer.

Les Canadiens avec beaucoup de dettes ne sont pas financièrement prêts pour les événements suivants :

Les femmes, les milléniaux et les membres de la génération X sont confrontés à certains des plus grands défis, ce qui mène à leurs difficultés à se procurer ce dont ils ont besoin :

  • Quatre femmes sur dix (43 %) ont du mal à payer leurs frais de transport.
  • Trois milléniaux sur dix (33 %) de même que la génération X (29 %) ont du mal à nourrir leur famille.
  • Quatre Canadiens sur dix ayant des enfants (42 %) ont du mal à payer pour les services publics essentiels.

La dette joue possiblement un rôle important dans leurs misères. Comparativement à la moyenne des Canadiens endettés, le niveau d’endettement le plus élevé est chez les femmes (52 %), la génération Y (49 %) et la génération X (57 %).

Qui est accablé par de lourdes dettes?

Un Canadien endetté sur quatre semble avoir atteint un point critique. Il n’est pas surprenant que ceux qui se sentent le plus accablés par leurs dettes aient tendance à être plus jeunes, à gagner moins, à devoir subvenir aux coûts d’élever des enfants, et rembourser une hypothèque ou d’autres dettes.

Les Canadiens se disent: « Mes dettes sont tellement lourdes, que je ne sais pas quoi faire! »

Qu’est-ce que les Canadiens remettent à plus tard?

Près de trois Canadiens sur quatre ont reporté certaines dépenses au cours des deux dernières années parce qu’ils ne pouvaient pas se les permettre. Parfois, cela signifie reporter des vacances, mais plusieurs ont également reporté des dépenses plus importantes, y compris :

  • Rembourser une dette de carte de crédit
  • L’achat d’une voiture
  • L’achat d’une maison
  • Poursuivre des études supérieures
  • Prendre sa retraite à l’âge auquel ils s’attendaient

Bien que les problèmes d’accessibilités ne soient pas uniquement dus à un endettement excessif (et que ces défis n’entraînent pas toujours l’endettement), les conclusions de l’indice d’accessibilité financière de BDO Canada suggèrent que la dette est un facteur majeur. Il est extrêmement important que les Canadiens—en particulier ceux qui ont beaucoup de dettes—prennent des mesures pour gérer celles-ci avant de compromettre leur future stabilité financière.

Planifiez-vous acheter une maison dans les cinq prochaines années? Voici ce que les non-propriétaires disent :

Il est clair que devenir propriétaire d’une maison n’est plus nécessairement un rite de passage au Canada et que l’accessibilité financière a beaucoup à voir avec cette nouvelle réalité. Trois personnes sur quatre qui ne sont pas propriétaires disent qu’ils n’en achèteront probablement pas de sitôt. La plupart des gens qui ne sont pas susceptibles d’acheter une maison disent que c’est parce qu’ils n’ont pas la mise de fonds ou qu’ils n’en ont pas assez.

60 % de ce groupe blâme leurs finances, notamment :

  • Vivre d’une paie à l’autre
  • N’ont pas les moyens
  • Trop cher/coût trop élevé

Les résultats de l’indice suggèrent qu’être propriétaire d’une maison est hors de portée pour de nombreux Canadiens alors qu’ils ont du mal à faire face au coût de la vie tout en équilibrant d’autres défis financiers tels qu’un niveau d’endettement élevé et le manque d’épargne.

Comment se portent les familles?

Les Canadiens avec enfants sont beaucoup plus susceptibles de dire que leurs dettes personnelles sont tellement lourdes qu’ils ne savent pas quoi faire (34 % contre 20 % de ceux sans enfants.)

La nourriture, le logement et les services publics, le transport, l’épargne-retraite, les loisirs et les vêtements, tout semble aller de pair : les Canadiens qui ont des enfants ont plus de difficultés à payer ces dépenses que ceux sans enfants.

Encore une fois, les difficultés liées à la dette et à l’accessibilité semblent aller de pair. Les Canadiens qui sont plus susceptibles d’élever une famille (les 55 ans et moins) sont aussi plus susceptibles d’avoir une dette plus lourde.

La génération X, en particulier, ressent cette pression. Tous, sauf un petit nombre de personnes âgées de 35 à 54 ans, ont des dettes (83 % contre 17 % sans dettes) et près de la moitié (48 %) ont une hypothèque à payer.

Voici ce que la génération X dit sur leurs endettements personnels :

Les choses ne sont pas plus faciles pour les familles à deux ou multiples revenus. Seulement deux Canadiens sur dix sont tout à fait d’accord pour dire qu’ils ont assez d’argent pour acheter ce dont ils ont besoin, même en tenant compte du revenu de tous les membres de la famille. Près d’un Canadien sur cinq (18 %) ont un enfant de plus de 18 ans qui vit encore à la maison et les trois quarts (76 %) de ces familles disent que c’est parce que le fait de quitter le foyer parental revient à trop cher pour un jeune adulte.

Qu’en est-il de la retraite?

La plupart des Canadiens donnent la priorité à l’épargne-retraite, même si elle est particulièrement difficile à réaliser.

69 % des Canadiens disent qu’épargner pour la retraite est très difficile. Qui sont ceux qui ont le plus de misère?

 

Pourtant, la plupart des Canadiens semblent s’être résignés à rester dans le monde du travail. Ils s’attendent à devoir travailler plus longtemps qu’avant pour pouvoir prendre leur retraite. Près de neuf retraités sur dix (86 %) reconnaissent que les prochaines générations devront travailler plus longtemps.

Parmi ceux qui n’ont pas encore pris leur retraite, trois sur quatre sont d’accord pour dire qu’ils devront travailler plus longtemps que leurs parents avant de pouvoir prendre leur retraite. Les milléniaux sont les plus susceptibles d’avoir cette opinion. Mais la plupart des membres de la génération X (73 %) et des baby-boomers/personnes âgées (70 %)pensent que cela prendra aussi plus de temps. Les résultats suggèrent fortement que la dette et le manque d’accessibilité financière empêchent les Canadiens d’accumuler suffisamment d’épargne pour prendre leur retraite.

Comment se porte l’épargne-retraite des Canadiens?

 

Est-ce qu’il y en a qui sont mieux que d’autres?

Les Canadiens sont divisés quant à quelle étape de la vie est la plus chère.

La trentaine est considérée comme la plus chère (selon 27 % des Canadiens), qui est souvent le moment où les gens achètent une maison ou commencent ou agrandissent leurs familles.

En se comparant à d’autres générations, la plupart des Canadiens ne croient pas qu’ils ont une meilleure situation financière que les autres générations. Ils ont tendance à voir chaque nouvelle génération comme étant pire que la dernière. Il y a une exception : environ la moitié des Canadiens de la génération X et des baby-boomers/personnes âgées pensent avoir l’avantage par rapport aux milléniaux en ce qui concerne le coût du logement. Seule une minorité de jeunes Canadiens se considèrent comme ayant un avantage financier quelconque par rapport aux baby-boomers et aux personnes âgées. Et la plupart des milléniaux affirment que leur situation est pire que celle de leurs aînés.

Comment la dette affectera-t-elle l’avenir des Canadiens?

Au bout du compte, les dettes que les Canadiens ont affectent tout le monde. Que ce soit les jeunes adultes dépassés par leurs dettes d’études, les parents préoccupés par l’accumulation des dépenses, les couples qui ont du mal à épargner pour leur retraite ou les aînés qui tentent de joindre les deux bouts, les difficultés financières et les problèmes d’endettement ne touchent pas seulement ceux qui ont des dettes. Le bien-être financier des générations précédentes et celui des générations futures sont également affectés.

Notre pays vieillit, ce qui met de la pression sur notre système de santé en plus d’entraîner des pénuries de travailleurs qualifiés dans de nombreux domaines. Lors du dernier recensement, le Canada comptait pour la première fois plus d’aînés que de jeunes de moins de 15 ans. Si les problèmes de dettes restent incontrôlables, cela affectera l’avenir de chacun. Plus de deux Canadiens sur trois (65 %) affirment qu’ils ont peu ou pas d’épargne-retraite—ce pourcentage monte à sept sur dix pour les Canadiens qui sont endettés. Près de la moitié (47 %) des milléniaux déclare ne pas avoir d’épargne-retraite.

Mais, il y a de bonnes nouvelles

Il est encourageant d’apprendre que la majorité des Canadiens qui ont des dettes ont pris des mesures pour les réduire—la moitié (52%) des répondants estiment que réduire ses dettes est l’un des critères les plus importants de l’épargne. Parmi les Canadiens ayant des dettes personnelles, plus de la moitié (55 %) affirment avoir réduit leurs besoins non essentiels (comme les sorties au restaurant ou les vacances) pour réduire leurs dettes. Quatre sur dix (43 %) ont retravaillé leur budget pour réduire leurs dépenses. Ils font des sacrifices—en vendant des biens (20 %), en détruisant leurs cartes de crédit (16 %), en obtenant un second emploi ou en choisissant de louer ou au lieu d’acheter.

Voici ce que font les Canadiens pour réduire leurs dettes:

Pour ceux qui ont encore de la misère, la bonne nouvelle est qu’un professionnel de la dette peut les aider à réduire et à éliminer leurs dettes.

« Avec un plan solide pour les aider à gérer leurs dettes, élaboré avec les conseils d’un professionnel, les Canadiens peuvent réduire leurs dettes et économiser plus. »

Doug Jones, président de BDO Canada Limitée

 BDO Canada Limitée compte au total 62 syndics autorisés en insolvabilité au pays pour aider les Canadiens à régler leurs dettes et à trouver la meilleure solution.

Les syndics sont autorisés par le gouvernement fédéral et sont les seuls qui peuvent déposer une proposition de consommateur ou déposer un dossier de faillite pour un client. L’indice d’accessibilité financière de BDO Canada prévoit que les Canadiens qui ont beaucoup de dettes ou qui se sentent dépassés par leurs dettes sont plus susceptibles de demander conseil auprès d’un syndic autorisé en insolvabilité, une fois qu’ils auront compris comment celui-ci peut les aider.

Trouvez un syndic près de chez vous.

À propos de l’Indice d’accessibilité financière de BDO Canada

Voici quelques conclusions d’un sondage Ipsos mené entre le 3 juillet et le 6 juillet 2018, pour le compte de BDO Canada Limitée. Pour ce sondage, un échantillon de 2 000 Canadiens âgés de 18 ans et plus du panel en ligne d’Ipsos a été interviewé en ligne. Le sondage est exact à ± 2,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Syndics autorisés en insolvabilité depuis 1958