La situation s’est améliorée pour un Canadien sur cinq (18 %), mais s’est plutôt détériorée pour près de deux sur cinq (39 %) d’entre eux

 

La troisième édition de l’Indice annuel d’accessibilité financière de BDO Canada, qui examine le coût de la vie au Canada, révèle que la pandémie de la COVID 19 a creusé un écart dans le domaine de l’accessibilité financière, intensifiant les disparités économiques à travers le pays. L’enquête a révélé qu’il y a deux fois plus de Canadiens qui se trouvent dans une situation financière plus difficile en raison de la pandémie que de Canadiens dont les finances personnelles se sont améliorées (39 % contre 18 %). Les Canadiens dont la situation s’est détériorée sont presque quatre fois plus nombreux à affirmer que leur endettement est écrasant en raison de la pandémie de COVID-19 (46 %, contre 12 % dont la situation s’est améliorée). Ils sont aussi deux fois plus nombreux à trouver difficile de nourrir leur famille que ceux dont la situation s’est améliorée (30 % contre 14 %).

L’enquête, menée auprès de plus de 2 000 Canadiens par le groupe Angus Reid en partenariat avec BDO Canada Limitée, montre un véritable fossé entre les Canadiens qui perdent du terrain financièrement et ceux dont la situation financière n’a pas changé ou s’est améliorée pendant la pandémie. Les Canadiens sont plus susceptibles d’avoir vu leur situation financière personnelle se détériorer cette année s’ils sont travailleurs indépendants (60 %), employés à temps partiel (44 %), s’ils ont été licenciés ou ont vu leur salaire diminuer pendant la pandémie (67 %), ou s’ils ont un revenu inférieur à 50 000 dollars (42 %). Les Canadiens sont plus susceptibles d’avoir vu leur situation financière s’améliorer pendant la pandémie (18 % dans l’ensemble) s’ils n’ont pas été licenciés ou n’ont pas vu leurs heures de travail réduites en raison de la pandémie (24 %), s’ils sont âgés entre 18 et 24 ans (32 %) ou entre 25 et 34 ans (25 %), et s’ils ont un revenu supérieur à 100 000 $ (23 %). La pandémie de la COVID-19 a creusé un écart dans le domaine de l’accessibilité financière.

« Depuis trois ans, l’Indice d’accessibilité financière de BDO Canada a fait la démonstration que de plus en plus de Canadiens doivent livrer bataille contre l’augmentation du coût de la vie. Cependant, face à la COVID-19, la perception de l’accessibilité financière a changé. Les Canadiens économisent et réduisent leurs dépenses, mais ils ont également plus de mal à faire face à l’endettement. Ces facteurs vont probablement exercer un stress à long terme sur les familles et sur l’économie. »


Doug Jones, Président de BDO Canada Limitée

La dette et les disparités toujours présentes

 

Les Canadiens qui étaient déjà confrontés à des problèmes de sécurité financière avant la pandémie ne s’en sont pas mieux sortis depuis le début de celle-ci. Selon les résultats de l’enquête, les deux tiers (66 %) des Canadiens endettés ne peuvent pas faire face à leurs paiements ou ont dû faire des sacrifices dans leur budget pour y parvenir. Bien que cela signifie généralement de s’abstenir de faire des achats non essentiels comme les loisirs ou les divertissements, un peu moins d’un quart (23 %) doivent renoncer à des produits de première nécessité comme la nourriture ou les vêtements, afin d’être en mesure de faire face à leurs paiements.

Pour certains Canadiens, les difficultés liées à l’endettement vont perdurer. Près des trois quarts de ceux chez qui la dette augmente (73 %) affirment qu’elle s’est accentuée davantage cette année qu’en 2019, ce qui porte à croire que la dette de certains Canadiens s’accélère en raison de la pandémie. En outre, les deux Canadiens sur cinq (39 %) qui ont accumulé plus de dettes en raison de la pandémie ont tendance à avoir un niveau d’éducation et des revenus moins élevés. L’accumulation de dettes supplémentaires pendant la pandémie est également plus probable pour les résidents de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de l’Ontario.

Les personnes pour qui la situation s’est détériorée en raison de la COVID-19 sont beaucoup plus susceptibles de signaler des difficultés financières, mais ne sont pas nécessairement prêtes à demander de l’aide. Seuls trois Canadiens sur dix (29 %) ayant contracté des dettes supplémentaires ont demandé des allocations gouvernementales.

« De nombreux Canadiens perdent confiance dans leur capacité à gérer leurs finances, et pourtant, ils hésitent à demander de l’aide. Chez BDO, nous encourageons plus que jamais les gens à discuter, à envisager de réévaluer leurs objectifs financiers à court et à long terme et à demander des conseils de professionnels en matière d’endettement s’ils se sentent découragés, effrayés ou incertains face à leurs perspectives financières. »


Doug Jones, Président de BDO Canada Limitée

Les Canadiens revoient leurs dépenses en fonction des besoins et des désirs

 

La pandémie a changé la manière dont beaucoup de personnes dépensent de l’argent et s’engagent dans l’économie. Alors que deux Canadiens sur cinq (42 %) économisent moins, près de trois sur dix (28 %) épargnent davantage. Pour les trois quarts (76 %) des Canadiens qui économisent davantage pendant la pandémie, la raison principale est la diminution des dépenses non essentielles. Toutefois, les Canadiens qui épargnent davantage (28 %) sont plus susceptibles d’être plus jeunes (44 % font partie de la « Génération Z » et 33 % sont âgés entre 25 et 34 ans), d’avoir fait des études universitaires (34 %) et de gagner plus de 100 000 $ (36 %). Pour ceux qui n’ont pas été touchés financièrement par la pandémie, le fait d’abandonner les dépenses non essentielles telles que les restaurants, les événements et les voyages, a renforcé le sentiment qu’ils peuvent s’acheter des choses dont ils ont besoin ou qu’ils désirent et a réduit leurs inquiétudes concernant leurs dettes.

Le sondage a également révélé que, si les Canadiens font état de moins de problèmes d’accessibilité financière dans l’ensemble pendant la pandémie qu’en 2019, ceux qui sont moins bien nantis en raison de la COVID-19 sont nettement plus susceptibles de faire face à des problèmes d’accessibilité financière dans l’ensemble. Pour ces gens, les difficultés financières restent une réalité menaçante et même les dépenses essentielles sont touchées. Plus d’un Canadien endetté sur dix (13 %) doit réduire ses dépenses de première nécessité, comme la nourriture et les vêtements, pour être en mesure d’effectuer ses paiements.

Les économies d’urgence sont privilégiées aux objectifs financiers à long terme

 

L’enquête a démontré que la moitié des Canadiens (51 %) a déclaré qu’il est maintenant plus important d’épargner pour un fonds d’urgence que pendant la période pré-pandémique, contre trois sur dix (28 %) pour l’épargne-retraite et deux sur dix (19 %) pour l’amélioration ou la rénovation de la maison. Un répondant sur cinq (20 %) réduit (ou envisage de réduire) ses objectifs d’épargne en raison de la COVID 19.

Si certains sont capables de faire des changements rapides pour réorganiser leur budget, un Canadien sur cinq (20 %) a diminué ses économies à long terme ou a envisagé de le faire. Parmi eux, un tiers (32 %) l’a fait pour renforcer les fonds d’urgence ou l’épargne à court terme. Un quart (24 %) a également repoussé la date de la retraite.

Un regard vers l’avenir

 

Les Canadiens traversent une période difficile sur le plan financier en raison de la réduction de l’accessibilité financière et les dettes qui continuent de peser sur eux. Selon les résultats du sondage, pour les Canadiens endettés (64 %), le type de dette le plus courant reste les cartes de crédit avec solde (58 %), suivi des prêts hypothécaires (49 %) et des prêts automobiles (38 %).

« Nous invitons les Canadiens à rester vigilants. Il faut dès maintenant surveiller de près le budget des ménages et éviter l’endettement dans la mesure du possible. Si vous êtes en difficulté, demandez conseil à un professionnel. Un syndic autorisé en insolvabilité peut vous aider à résoudre vos problèmes d’endettement pendant la pandémie. »


Doug Jones, Président de BDO Canada Limitée

BDO Canada Limitée compte plus de 160 établissements au Canada et plus de 60 syndics autorisés en insolvabilité. Les syndics et professionnels en insolvabilité de BDO s’engagent à aider les Canadiens à prendre en main leur avenir financier et à tourner la page de l’endettement. Les syndics sont les seuls professionnels autorisés par le gouvernement fédéral à déposer une proposition de consommateur ou un dossier de faillite au nom de particuliers.

À propos de l’Indice d’accessibilité financière de BDO 

En partenariat avec BDO Canada, le groupe Angus Reid a mené un sondage en ligne du 1er au 8 septembre 2020, parmi un échantillon représentatif aléatoire de 2 047 Canadiens membres du forum Angus Reid. Utilisé à des fins de comparaison seulement, ce plan de sondage présenterait une marge d’erreur de +/- 2,2 points de pourcentage, 19 fois sur 20. Les incohérences dans les totaux sont dues aux chiffres qui ont été arrondis.

L’indice d’accessibilité financière de BDO 2019

Syndics autorisés en insolvabilité depuis 1958