Presse et médias

Indice d’accessibilité financière de BDO 2021

La COVID-19 érode le niveau de vie des Canadiens

Toronto, le 18 octobre 2021—La quatrième édition de l’Indice d’accessibilité financière de BDO Solutions à l’endettement, qui examine le coût de la vie au Canada, révèle non seulement une érosion du niveau de vie pour bon nombre de Canadiens à cause de la pandémie de COVID-19, mais aussi une augmentation du coût de la vie qui ne fait que rajouter à leur fardeau. Pour noircir encore le tableau, beaucoup ne savent pas comment s’y prendre pour améliorer leur situation.

Le coût de la vie s’ajoute au fardeau des Canadiens, les poussant à s’endetter davantage

Parmi les résultats clés du sondage, 43 pour cent des Canadiens ont rajouté à leurs dettes à cause de la pandémie, soit une augmentation de quatre pour cent par rapport à l’an dernier. Un quart (26 %) des Canadiens ont contracté au moins une nouvelle forme de dette pendant la pandémie. Et parmi les sept sur dix (70 %) affirmant que leur nouvelle dette a nui à leur qualité de vie, seule la moitié (51 %) se sentent confiants de pouvoir rétablir leur qualité de vie à son niveau pré-pandémique.

Par rapport à l’an dernier, les dépenses essentielles, la perte d’emploi et la réduction de revenus pèsent encore plus sur l’épargne des Canadiens. Des 42 pour cent de Canadiens qui économisent moins ou pas du tout pendant la pandémie, plus de la moitié (57 %) l’attribuent à une augmentation des dépenses essentielles, comme l’épicerie et le logement, une hausse de 13 pour cent depuis l’an dernier. La moitié (51 %) expliquent le manque d’épargne par une réduction de revenus ou par une perte d’emploi.

La quatrième édition de l’enquête a été menée auprès de plus de 2000 Canadiens par le Groupe Angus Reid au début du mois de septembre en partenariat avec BDO Solutions à l’endettement. Le sondage brosse à nouveau le portrait d’un Canada divisé : la situation financière des « démunis » continue de s’empirer (majoritairement les femmes, les Canadiens entre 35 et 54 ans et les résidents des provinces maritimes), alors que celle des « nantis » s’améliore davantage (majoritairement les Canadiens qui gagnent au moins 100 000 $, qui habitent en Colombie-Britannique, et qui ont une éducation universitaire).

« Cette année, l’Indice d’accessibilité financière de BDO souligne les défis financiers des familles canadiennes après plus d’un an de pandémie—et c’est clair que plusieurs ressentent la pression combinée de l’augmentation du coût de la vie et de l’impact continu de la COVID-19. Entre l’augmentation du fardeau de l’endettement et le manque d’occasions pour bâtir des économies à court et à long terme, beaucoup ne voient pas la lumière au bout du tunnel, ce qui est très préoccupant. »


Ronald Gagnon, premier vice-président de BDO Solutions à l’endettement



Les Canadiens s’endettent davantage et n’économisent pas assez

La proportion de Canadiens chez qui la dette augmente reste inchangée d’année en année à 11 pour cent. Parmi ces derniers, 70 pour cent identifient l’augmentation du coût de la vie comme la raison principale pour laquelle leur niveau d’endettement est en hausse. La surconsommation ou les dépenses excessives ne se sont pas avérées un facteur majeur. En effet, les dépenses excessives comme cause d’endettement sont en baisse de 15 pour cent par rapport à l’année dernière.

« L’augmentation du coût de la vie n’aide vraiment pas les gens qui font face au surendettement », constate Ronald Gagnon. « Et parce que les gens hésitent souvent à demander de l’aide lorsqu’ils se retrouvent en difficulté, la grande variété de solutions à l’endettement qui leur sont disponibles restent malheureusement inconnues. Parler avec le bon professionnel d’endettement peut apporter un grand changement dans leurs vies. »

Pour le quart des Canadiens (26 %) qui ont contracté une nouvelle forme de dette pendant la pandémie, les dettes de carte de crédit sont les plus courantes, dont un sur dix (12 %) déclarent traîner un solde sur leur carte de crédit pour la première fois.

Pour gérer les dettes additionnelles dues à la pandémie, deux tiers (64 %) des Canadiens ont réduit leurs dépenses non essentielles, comme le divertissement et les vacances, 47 pour cent ont retravaillé leurs budgets et 30 pour cent ont vendu des biens. Après plus d’un an de pandémie, davantage de Canadiens ont cherché à réduire leur niveau d’endettement en demandant des prestations gouvernementales (24 %), en commençant un nouvel emploi (18 %) et en trouvant un deuxième emploi ou un travail d’appoint (17 %).

Quant à l’épargne, le récit d’un Canada divisé se poursuit, avec quatre personnes sur dix (42 %) disant économiser moins, alors que trois sur dix réalisent plus d’économies. Ceux qui sont plus susceptibles de signaler qu’ils épargnent moins ou pas du tout depuis le début de la pandémie sont les femmes (45 %), les personnes âgées entre 35 et 54 ans (48 %) et les résidents des provinces maritimes (50 %). Parmi ceux qui parviennent à épargner davantage (28 %), trois quarts (76 %) attribuent leurs économies à une réduction de dépenses non essentielles, comme les sorties au restaurant, les vacances et les appareils électroniques.

La retraite et la propriété sont de plus en plus hors de portée; le niveau de vie se dégrade

L’épargne-retraite se complique pour encore plus de Canadiens. Pour 60 pour cent des répondants, leurs économies de retraite actuelles ne sont pas suffisantes. Les données sont encore plus inquiétantes quand il s’agit des Canadiens âgés 55 ans et plus : si les trois quarts (78 %) dans ce groupe d’âge ont des économies de retraite, trois sur dix (30 %) avouent que celles-ci sont « très loin » d’être suffisantes.

Par ailleurs, des barrières financières se dressent pour davantage de Canadiens qui voudraient devenir propriétaires. En effet, 45 pour cent disent que les coûts de logement sont trop chers—soit une augmentation de 7 pour cent par rapport à 2020. Le coût élevé du logement oblige beaucoup de Canadiens à reporter leur rêve de devenir propriétaire : trois quarts (74 %) des répondants âgés entre 35 et 54 ans qui ne sont pas propriétaires ne croient pas pouvoir acheter une maison au cours des trois prochaines années. La moitié (48 %) des Canadiens, de tous les groupes d’âge, qui ne croient pas pouvoir devenir propriétaires au cours des trois prochaines années disent qu’ils sont incapables d’économiser assez pour leur mise de fonds.

De plus, les Canadiens trouvent de plus en difficile de payer les nécessités et les coûts de logement, en comparaison avec le début de la pandémie. Près d’un quart (23 %) des répondants trouvent difficile de nourrir leur famille, soit une hausse de 4 pour cent depuis l’an dernier. Trois sur dix (31 %) ont du mal à payer les services publics (une hausse de 3 %) et 35 pour cent en disent autant des coûts de transport et de vêtement.

BDO Affordability Index 2021

Les Canadiens fortement dépendants des prestations gouvernementales

Durant la pandémie, ceux qui ont été bénéficiaires des prestations gouvernementales en avaient fortement besoin. Trois répondants sur dix (29 %) ont eu accès aux prestations gouvernementales et plus des trois quarts (76 %) décrivent ces prestations comme « très importantes » ou « essentielles ». De ce groupe, les femmes (82 %), les Canadiens âgés entre 35 et 54 ans (84 %) et ceux qui gagnent moins de 50 000 $ (80 %), ont été plus susceptibles d’avoir un besoin prononcé pour les prestations gouvernementales afin de maintenir leur niveau de vie.

Si seulement quatre pour cent de répondants continuent de toucher des prestations gouvernementales, ils en sont profondément dépendants : deux tiers (65 %) ne seront pas confiants de pouvoir maintenir leur niveau de vie lorsqu’ils n’y auront plus accès.

Le réajustement des priorités pour l’année à venir

En 2022, les Canadiens affirment que leur priorité est d’économiser pour leur fonds d’urgence, la retraite et pour un achat majeur, comme une maison, une voiture ou un chalet. Tout comme l’année dernière, la situation des « nantis » est différente de celle des « démunis », ceux-ci accorderont plus d’importance à leur fonds d’urgence, alors que ceux-là se focaliseront davantage sur l’épargne-retraite.

Selon les données, 60 pour cent des Canadiens priorisent les économies, que ce soit pour amasser un fonds d’urgence ou un petit pécule. Les économies représentent une plus grande préoccupation pour les Canadiens âgés entre 18 et 34 ans (64 %) et pour ceux qui gagnent moins de 50 000 $ (67 %). L’épargne-retraite, elle, préoccupe 51 pour cent des répondants, particulièrement ceux âgés entre 35 et 54 ans (59 %) et ceux qui gagnent plus de 100 000 $ (62 %). Les vacances (40 %), les dépenses non essentielles comme les sorties au restaurant et le divertissement (31 %), ainsi que la réduction des dettes contractées durant la pandémie (37 %) seront également prioritaires pour les Canadiens l’année prochaine.

« Alors que les restrictions commencent à se lever à travers le pays, la tentation d’augmenter les dépenses non essentielles est très grande. Pour les prochains mois à venir, le message qu’on veut véhiculer aux Canadiens est de réduire autant que possible les dettes et de s’en tenir à un budget afin d’éviter d’en contracter de nouvelles », ajoute Gagnon. « On encourage tous ceux qui ont besoin d’aide pour surmonter une difficulté d’endettement à en parler avec un syndic autorisé en insolvabilité, qui pourrait évaluer leur situation financière et expliquer un grand éventail de solutions, allant des conseils budgétaires et des prêts de consolidation jusqu’aux conseils de restructuration et de redressement financier. Il y a de l’aide, il ne faut jamais hésiter à explorer vos options. »

BDO Solutions à l’endettement compte plus de 160 établissements au Canada et plus de 60 syndics autorisés en insolvabilité. Les syndics et professionnels en insolvabilité de BDO s’engagent à aider les Canadiens à prendre en main leur avenir financier et à tourner la page de l’endettement. Les syndics sont les seuls professionnels autorisés par le gouvernement fédéral à déposer une proposition de consommateur ou un dossier de faillite au nom de particuliers.

À propos de l’Indice d’accessibilité de BDO Canada

En partenariat avec BDO Solutions à l’endettement, le Groupe Angus Reid a mené un sondage en ligne du 1er au 7 septembre 2021, parmi un échantillon représentatif aléatoire de 2 015 Canadiens membres du forum Angus Reid. Utilisé à des fins de comparaison seulement, ce plan de sondage présenterait une marge d’erreur de +/- 2,2 points de pourcentage, 19 fois sur 20. Les incohérences dans les totaux sont dues aux chiffres qui ont été arrondis.

L’indice d’accessibilité financière de BDO 2020

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