5 conseils pour louer intelligemment

5 conseils pour louer intelligemment

C’est plus sage de louer un logement ou de l’acheter ? Sur les marchés immobiliers actuels, il est de plus en plus difficile de dire que l’achat d’une propriété est nécessairement plus rentable que sa location. En effet, les risques économiques souvent évoquées dans les médias — les bulles immobilières, la crise financière provoquée par la COVID-19 —, semblent faire pencher la balance en faveur des locataires.

Pourtant, cela ne signifie pas que l’achat d’un logement ne constitue plus une excellente idée. Loin de là. Personne ne peut nier les avantages d’être propriétaire : être maître chez soi, la croissance de l’« équité » ou de la valeur nette de la propriété, les intérêts déductibles d’impôts, pour ne nommer que ceux-là. Ne prenez pas trop à la lettre, non plus, ce qui se raconte dans les médias quand vous évaluez votre propre situation financière. Enfin : qui sait vraiment ce qui va se passer ?

Bref, acheter un logement peut être un très bon plan pour ceux qui en ont envie, mais la location peut être une décision financière très sensée aussi.

La location ne fait pas vraiment partie du rêve canadien

 
La pandémie de la COVID-19 continue de nous apprendre que l’achat d’une maison fait toujours partie du rêve canadien. Le télétravail accentue la tendance. Beaucoup de citadins rêvent présentement de déménager en dehors de la ville, où ils auraient (en principe) les moyens de devenir propriétaires et la liberté de travailler depuis leurs maisons.

Mais ce n’est pas tout le monde qui est capable ou qui désire un tel changement de vie. Pour beaucoup de locataires, la COVID-19 a eu un effet positif sur les loyers, qui sont en forte baisse, surtout dans les grandes métropoles comme Toronto, Montréal ou Vancouver. Il suffit de déménager pour en profiter.

Qui plus est, on ne manque pas d’exemples pour vanter la simplicité et la viabilité financière de la location à long terme. Contrairement à l’opinion commune, la location à long terme ne veut dire que « vous jetez votre argent par les fenêtres ». Cela dit, les locataires doivent être disciplinés pour épargner et accroître leur valeur nette en dehors de l’immobilier.

À ce sujet, voici cinq conseils à suivre pour les locataires qui veulent se sentir plus en sécurité et renforcer leur mieux-être financier.

1. Donnez à votre budget plus de marge

 
La première chose que vous pouvez faire est d’arrêter de vivre de paie en paie. Il est extrêmement facile de tomber dans ce piège. Si vous recevez votre paie toutes les deux semaines, ce que vous encaissez à la fin du mois doit vraisemblablement couvrir la plus grande partie de votre loyer. Cela vous laisse avec une paie au milieu du mois pour les frais de subsistance, l’épargne et les envies.

Continuer ainsi vous laisse vulnérable, car sitôt arrivé dans votre compte, votre argent prend déjà la poudre d’escampette.

Le site consacré à la science et à la philosophie du budget, YNAB, a un conseil génial pour allonger le cycle de vie de votre argent. Ils appellent ça « vieillir » votre argent. L’objectif est d’utiliser l’argent du mois passé pour payer toutes les dépenses du mois en cours. Le concept est simple et une composante clé de la sécurité financière.

Comment faire ? Commencez par suivre vos dépenses de près afin d’avoir une bonne idée de combien d’argent quitte votre compte en banque à chaque mois. Mettez de l’argent de côté jusqu’à ce que vous ayez un peu plus de votre total mensuel. Une fois que vous aurez épargné 1,5 fois vos dépenses mensuelles (ayez patience), vous pourrez automatiser toutes vos factures, comme les remboursements de dette et l’épargne au début de chaque mois. Vous vous sentirez ainsi plus en sécurité et vous ne raterez jamais un paiement.

2. Prenez de bonnes habitudes d’épargne

 
Le principal désavantage de la location est que le loyer constitue une dépense non récupérable. Vous ne reverrez jamais cet argent.

Du côté des propriétaires, surtout ceux qui empruntent au maximum, les hypothèques qui accaparent tout un budget ne sont jamais sages, mais les loyers qui en font autant chez les locataires sont encore pires. Puisque vous n’augmentez pas votre valeur nette par le biais de votre propriété, le besoin d’épargner est plus pressant. Mais combien faut-il épargner pour vous sentir sain et sauf ?

Un bon conseil à suivre est la règle des 50/30/20, où 50 pour cent de votre revenu est consacré aux besoins, comme le loyer et les charges vitales, 30 pour cent pour les désirs et 20 pour cent pour l’épargne.

Bien sûr, tout le monde connaît des situations financières différentes qui sont en constante évolution. Il y aura des mois où le fait d’épargner 20 pour cent de votre salaire est tout simplement impossible. Mais c’est durant ces périodes plus compliquées qu’il faut ancrer de bonnes habitudes. Il n’y a pas de honte à épargner 10 pour cent ou même 5 pour cent de votre salaire avec l’espoir d’en contribuer plus dans l’avenir. Toute l’astuce consiste à garder une portion de votre budget pour les économies et à évaluer vos dépenses, y compris vos besoins et désirs, sur une base régulière. Lorsque vous aurez maîtrisé cette habitude, vous pourrez apprendre à gérer différents comptes d’épargne (comme le REER et le CÉLI) et à choisir les bons véhicules d’investissement selon votre tolérance au risque.

3. N’oubliez pas l’assurance location

 
Beaucoup de locataires négligent d’obtenir une assurance location parce qu’ils croient, à tort, que l’assurance de leur propriétaire les protège en cas de dommages. C’est un malentendu courant. En réalité, vous êtes responsable du contenu de votre logement; l’assurance de votre propriétaire ne couvre que la structure de l’immeuble.

Selon le Bureau d’assurance du Canada, un quart de locataires québécois n’a toujours pas d’assurance habitation.

C’est un problème parce que les urgences et les coûts imprévus accompagnent souvent l’accumulation de dettes, ce qui rend les locataires particulièrement vulnérables. Rappel : l’avantage principal de louer votre logement est d’être libre d’hypothèque. Ce serait très dommage de devoir vous acquitter d’une facture avec une marge de crédit, ou pire, une carte de crédit. L’assurance habitation, commençant à quelques centaines de dollars par année, s’avère une nécessité pour maintenir votre sécurité financière en tant que locataire.

Si vous cherchez à en savoir plus sur l’assurance habitation, le Bureau d’assurance du Canada offre des conseils impartiaux et gratuits.

4. Soyez flexible et réaliste avec vos objectifs financiers

 
Le meilleur avantage de louer un logement est certainement la flexibilité que cela vous fournit. Quand vous n’avez pas investi une portion considérable de vos économies dans une maison, vous êtes libre de déménager quand bon vous semble, de poursuivre des occasions professionnelles au loin et de diversifier vos investissements.

Cette flexibilité peut aussi se traduire par de nouveaux objectifs financiers. Peut-être un jour aimeriez-vous considérer l’achat d’une propriété. Si vous êtes en paix avec la location à long terme, vous pouvez regarder l’immobilier d’un œil plus objectif que d’autres. Vous le ferez ainsi pour les bonnes raisons et non parce que vous avez peur d’être exclu du marché ou parce que vous êtes sous l’illusion que l’immobilier est un investissement sans faille.

5. Essayez de réduire les dettes au maximum

 
Lorsqu’on est locataire, il est encore plus important de bien gérer son niveau d’endettement. Pour ce faire, il vous faut une approche coordonnée, qui marie l’épargne avec une bonne gestion de la dette. À part le fait de renforcer votre fonds d’urgence, il faut trouver des stratégies pour réduire vos dettes au maximum. Pourquoi ? En réduisant vos obligations financières, vous évitez votre plafond de crédit, vous donnant de la marge de manœuvre si jamais vous en avez besoin. En premier lieu, concentrez-vous toujours sur les dettes à taux d’intérêt élevé comme les factures de cartes de crédit. Un fonds d’urgence couplé d’une marge de crédit à taux d’intérêt avantageux peuvent être, ensemble, un excellent gilet de sauvetage en cas de difficulté.

En effet, l’endettement durant cette période de pandémie est devenu difficile pour près d’un quart des Canadiens (23 %). Si c’est votre cas, vous serez peut-être gagnant de parler avec un syndic autorisé en insolvabilité. Un syndic peut vous aider à comprendre les différentes stratégies de gestion de la dette qui vous sont disponibles, comme les prêts de consolidation, la proposition de consommateur et même la déclaration de faillite.

Avez-vous besoin de conseils pour équilibrer vos obligations financières ? Un syndic autorisé en insolvabilité est une ressource fiable en matière de finances et d’endettement. Réservez une consultation gratuite dès aujourd’hui.

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