5 choses à retenir de la transition de la PCU vers l’assurance-emploi

Vous le savez certainement déjà, la Prestation canadienne d’urgence (PCU) sera transféré à une nouvelle forme d’assurance-emploi. Selon le gouvernement fédéral, une version remaniée de l’assurance-emploi sera prête, à la fin septembre, à servir les millions de Canadiens qui continuent de recevoir la PCU. Même si les nouvelles mesures n’ont pas encore été ratifiées au Parlement, nous vous encouragerons à vous familiariser avec ces changements.

Durant la pandémie de COVID-19, la PCU a été, au plus fort de la crise, un véritable gilet de sauvetage pour plusieurs. La transition vers l’assurance-emploi participe du même esprit, mais présentera sans doute des différences. Le montant des prestations, par exemple, ainsi que la manière de faire la demande comprendra plus d’étapes administratives. S’habituer au nouveau régime d’assurance-emploi prendra donc un peu de temps.

Pour vous aider à faire une transition sans heurts, voici des questions-réponses quant aux changements à venir.

  1. Le montant de mes prestations sera plus ou moins élevé après la transition vers l’assurance-emploi (AE) ?

Pour vous préparer à la transition de la PCU vers l’assurance-emploi, il faut comprendre à peu près combien vous allez recevoir en aide financière. La PCU, quant à elle, était très prévisible. Tout le monde touche le même montant de 2000 $ par mois. En général, quand vous êtes admissible à l’AE, vous recevez 55 pour cent de votre salaire jusqu’à concurrence d’un montant maximal.  Selon les nouveaux règlements, le montant des prestations hebdomadaires sera calculé en fonction des 14 meilleures semaines de rémunération (au lieu de 22 ou 52). Il y aura également des montants minimal et maximal.

Le montant minimal de la prestation sera de 400 $ par semaine pendant un maximum de 26 semaines. Le montant maximal sera de 573 $. Les prestations de l’AE peuvent donc varier dépendant de vos revenus gagnés. Tout comme la PCU, ces montants sont imposables.

  1. Le processus de demande sera différent de celui de la PCU ?

Une différence principale entre la PCU et l’AE est que les demandes de l’AE seront administrées exclusivement par Service Canada et non par l’Agence du revenu du Canada. Si vous recevez déjà la PCU par le biais de Service Canada et êtes admissible à l’AE, votre dossier sera automatiquement transféré à l’AE à la fin septembre. Si vous êtes admissible à l’AE mais recevez vos prestations par l’entremise de l’ARC, vous aurez à ouvrir un dossier avec Service Canada.

Une autre différence importante sera les déclarations et la fréquence de celles-ci. Il faut attendre plus de détails sur ce point, mais les prestataires seront obligés d’être à la recherche du travail et prêts à travailler. Pour le moment, les demandeurs d’AE sont obligés de faire une déclaration toutes les deux semaines pour montrer qu’ils sont toujours admissibles aux prestations.

  1. Comment savoir si je serais admissible à l’assurance-emploi ? 

Les critères d’admissibilité de la nouvelle assurance-emploi seront beaucoup plus larges qu’ils l’étaient avant. Vous y serez admissible après avoir travaillé seulement 120 heures d’emploi assurable, soit l’équivalent de 3,5 semaines de travail, au cours de l’année précédente. Cela représente une grosse différence d’avec les critères pré-COVID qui demandaient entre 420 et 700 heures d’emploi assurable.

Il y aura également trois nouvelles prestations pour aider les travailleurs autonomes qui n’ont pas accès à l’AE.

  • La Prestation canadienne de la relance économique (PCRE) fournit 400 $ par semaine pendant un maximum de 26 semaines aux travailleurs autonomes ou à ceux qui ne sont pas admissibles à l’assurance-emploi et qui sont toujours à la recherche d’un emploi.
  • La Prestation canadienne de maladie pour la relance économique (PCMRE) fournit 500 $ par semaine pendant une période de deux semaines pour les travailleurs qui sont malades et doivent s’isoler pour des raisons liées à la COVID-19.
  • La Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants fournit 500 $ par semaine pendant un maximum de 26 semaines par foyer pour les travailleurs qui ne peuvent travailler parce qu’ils doivent prendre soin d’un enfant, qui ne peut aller à l’école ou au service de garde pour des raisons liées à la COVID-19.
  1. Je peux travailler en touchant l’assurance-emploi ? 

Oui, la nouvelle assurance-emploi est censée encourager les Canadiens à trouver de l’emploi là où il y en a. Les demandeurs qui satisfont aux critères d’admissibilité peuvent gagner jusqu’à 38 000 $ en revenu annuel tout en touchant les prestations de l’AE. Au-delà de ce seuil, vous aurez à rembourser 0,50 $ pour chaque dollar gagné.

  1. Qu’est-ce que je fais si l’assurance-emploi ne me permet pas de payer mes factures ?

 Si vous risquez de ne pas pouvoir respecter vos obligations financières au cours des prochains mois, contactez vos créanciers au plus vite. Beaucoup d’entreprises continuent d’offrir différentes options de paiement, comme le report de paiements, au cas par cas. L’astuce est de communiquer avec eux le plus tôt possible.

Le remboursement de dettes vous inquiète ? Sachez qu’il existe également plusieurs options. La réduction de dettes est une des meilleures manières de libérer des liquidités pour mieux tenir le cap. Si vous avez des cartes de crédit, des prêts sur salaire ou d’autres dettes avec des taux d’intérêts élevés, songez à un prêt de consolidation pour simplifier le paiement de factures et réduire vos frais d’intérêts.

Mais lorsque le prêt de consolidation n’est pas possible ou ne suffit pas à alléger le fardeau, un syndic autorisé en insolvabilité peut vous rencontrer et passer en revue votre situation financière. C’est toujours une bonne idée de comprendre toutes vos options.

On le sait, demander de l’aide pour ses dettes n’est pas facile. Nos professionnels de l’endettement, par contre, vous écouteront attentivement avec une oreille compatissante. Des conseils fiables sont à portée de main. Réservez une consultation gratuite et sans obligations dès maintenant.